Le Crypto Exchange japonais poursuit le financement de son rôle dans le piratage de bitcoin pour 63 millions de dollars

Binance, la principale bourse de Crypto, est poursuivie pour avoir aidé et encouragé les pirates informatiques dans un piratage de 63 millions de dollars en 2018.

Points clés à retenir
Un entrepreneur japonais poursuit Binance pour avoir aidé des pirates informatiques à blanchir des fonds volés dans le bureau de change cryptographique Zaif en septembre 2018.
Fisco, la bourse qui a repris Zaif, est l’entité qui mène le procès.
Les documents déposés au tribunal accusent Binance de poursuivre ses politiques “laxistes” encore aujourd’hui.

En 2018, des pirates ont volé des biens numériques d’une valeur de 63 millions de dollars en Bitcoin, Bitcoin Cash et Monacoin à la bourse de cryptage japonaise, Zaif. Le plaignant soutient maintenant que Binance est en partie responsable du blanchiment de 9,4 millions de dollars de fonds volés.

La négligence de Binance ?

Sept chefs d’accusation ont été portés contre Binance devant la Cour de district des États-Unis de Californie concernant le piratage en 2018, comme l’a d’abord signalé Coindesk.

Le bureau de change cryptocurrentiel Fisco, qui a repris l’activité de Zaif après le piratage et remboursé ses clients, est le plaignant dans cette affaire.

Grâce au grand livre transparent de Bitcoin, il n’a pas été difficile de retracer le mouvement des fonds volés. Peu après le piratage, des sociétés d’analyse publiques et des employés de Zaif ont retracé une partie importante du piratage jusqu’à l’adresse suivante 1NDyJtNTjmwk5xPNhjgAMu4HDigtobuls, qui appartenait à Binance.

Fisco prétend que Zaif avait informé Binance des flux piratés de la CTB, donnant à cette dernière suffisamment de temps et de possibilités pour geler les comptes.

Cependant, le manque de coopération de Binance avec Zaif a permis aux pirates de traiter 1 451,7 BTC, d’une valeur de 9,4 millions de dollars à l’époque, par le biais de divers petits comptes et transactions sur Binance.

Crypto Briefing a contacté Binance pour obtenir des éclaircissements sur cette affaire et sur les raisons de leur inaction. Ils n’ont pas encore répondu.

Le plaignant Fisco et la bourse Zaif, piratée à l’origine, sont basés au Japon. Binance est enregistré à Malte et possède une douzaine d’autres bureaux dans le monde, y compris en Californie.

Fisco a porté l’affaire devant la Californie, affirmant qu’elle abrite les principales opérations de Binance ainsi qu’un grand nombre des victimes du piratage de Zaif.

Fisco demande à Binance des dommages et intérêts pour les 9,4 millions de dollars acheminés par la bourse, ainsi que des intérêts et une indemnisation équitable, dont les détails seront discutés lors du procès.

Des politiques laxistes favorisent le blanchiment d’argent

L’affaire rapporte que Binance est devenu un refuge pour les crypto-criminels en raison de ses politiques libérales de connaissance du client (KYC) et de lutte contre le blanchiment d’argent (AML).

La limite de retrait de deux Bitcoin permet aux utilisateurs non KYC de retirer plus de 20 000 $ aux prix actuels. À titre de comparaison, la limite de retrait pour les “utilisateurs débutants” sur le Kraken, la bourse américaine, est de 5 000 dollars.

Le dossier cite également qu’en 2019, l’échange a facilité le blanchiment d’environ 750 millions de dollars obtenus à partir d’activités illicites.

Le montant des dommages et intérêts est relativement faible pour Binance, qui aurait franchi le cap du milliard de dollars de bénéfices cumulés au cours des trois premières années de son lancement. Cependant, les questions soulevées sont troublantes pour les utilisateurs de cryptocurrences.